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Quentin : niveler par le haut

Discret mais omniprésent, Quentin est l’un des piliers de la société civile sur Internet. Engagé depuis 2006 dans plusieurs associations, il promeut sans relâche la liberté et la responsabilité.

visuel auditeur du moisQuentin n’est pas du genre à se laisser abattre : « il n’y a rien de désespéré dans la situation française aujourd’hui. La France est une belle au bois dormant anesthésiée par une bureaucratie et des taxes envahissantes… mais il faudra probablement une bonne claque, plutôt qu’un prince charmant, pour réveiller tout le monde. »

Observant la situation économique au plus près, il importe selon lui d’« encourager le travail plutôt que de subventionner le chômage ». Car « les énergies qui ne demandent qu’à s’exprimer sont nombreuses ! Si on arrêtait simplement de les entraver, imaginez tout ce que cela pourrait donner ».

Conscient de l’importance de « changer les opinions pour que puissent ensuite émerger des hommes qui pourront être élus sur ces idées », Quentin a fait le choix d’un engagement associatif, au sein de la société civile. Ainsi est-il impliqué dans des médias alternatifs, sur Internet ou dans l’édition : « pour réveiller la France, il faudra enfin rouvrir le débat d’idées au lieu de verrouiller tout ce qui sort de la bien-pensance du moment ». C’est au sein de l’association Liberaux.org, de l’encyclopédie en ligne Wikilibéral et du site Contrepoints qu’il s’active aujourd’hui.

Ayant suivi les trois niveaux de l’IFP, il a pu approfondir les méthodes d’une action politique efficace : « notamment la gestion financière d’une association ». Lauréat de La Bourse Tocqueville en 2010, il a pris conscience « de l’importance de penser site mobile ou application, ce qui était tout sauf évident à l’époque, et nous a permis de prendre de l’avance ».

Ainsi a-t-il transformé Contrepoints en site d’information. Il en est le rédacteur en chef depuis 2010. Depuis, les succès se multiplient. Entre autres, « le site a reçu le Prix Razel de la Toile de l’Institut de Formation Politique en 2011 », fait-il remarquer avec le sourire. Maintenant, il peut développer ses ambitions : « le but est d’étoffer l’équipe de permanents de Contrepoints.org, et de continuer la professionnalisation du média pour toucher deux fois plus de lecteurs à horizon deux ans, soit près de 1,5 million par mois ».

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Découvrez les portraits précédents : Novembre 2015 : “Charles : au coeur de la reconquête politique et culturelle” ; Octobre 2015 : “Gonzague, réinformer et entreprendre” ; Septembre 2015 : “Théophane, le souci de servir” ; Juillet/août 2015 : “Humbeline, vent debout pour la transmission de notre culture” ; Juin 2015 : “Jean-Baptiste, libérer pour mieux éduquer” ; Mai 2015 : “Samuel : le courage au quotidien” ; Avril 2015 : “Pierre, au service d’une information juste” ; Mars 2015 : “René, un juriste à l’esprit libre“ ; Février 2015 : “Iseult, engagée pour la cause féminine“.  
  IFP   Déc 23, 2015   L'auditeur du mois   Commentaires fermés sur Quentin : niveler par le haut   Lire la suite

CHARLES : AU COEUR DE LA RECONQUETE POLITIQUE ET CULTURELLE

visuel auditeur du mois

Agé de 22 ans seulement, Charles est déjà l’un des piliers de la nouvelle génération. Président de l’association SOS Chrétiens d’Orient, attaché parlementaire, il dirige aussi une émission radio et contribue à l’Institut Renaissance.

Alors que la sphère politico-médiatique reste timorée après les attaques du 13 novembre, certains jeunes sont prêts. Même quand l’incertitude et la peur gagnent l’opinion, ils prennent la parole. Charles est l’un d’entre eux.

Sans hésiter, il galvanise ses amis : « il faut, après le deuil, interroger la légitimité du pouvoir en place : un Etat par bien des aspects complice de cette situation, une politique étrangère qui a financé ces terroristes, et une protection non assurée des Français. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une remise en question. »

« Nous sommes à un tournant », poursuit-il, percevant une évolution notable des circonstances politiques depuis quelques années : « nous pouvons maintenant nommer les choses, avancer des propositions, réintroduire des auteurs comme cela a rarement été possible dans l’histoire politique récente ».

L’action de Charles est fondée sur une réflexion solide : « J’ai toujours considéré que le premier des engagements était le travail intellectuel », explique t-il. Mais cela ne semblait pas lui suffire. Il y a trois ans, il rejoignait l’opposition à la dénaturation du mariage.

Aujourd’hui, Charles se démène pour la reconquête politique et culturelle. Il agit sur tous les fronts : « actuellement, je suis assistant parlementaire. J’anime également les recherches de l’institut parlementaire France Renaissance. J’essaye de participer aux débats notamment à travers le Libre Journal des Débats de Radio Courtoisie que je dirige avec Benjamin Blanchard. » Surtout, il préside l’association SOS Chrétiens d’Orient : « Nous venons en aide aux chrétiens persécutés à rester sur la terre de leurs ancêtres. Nous contribuons à retisser un lien entre la chrétienté française et les chrétientés orientales en Irak, en Syrie, en Jordanie, au Liban et bientôt ailleurs ! ».

Il y a peu de temps encore auditeur de l’IFP, il est récemment devenu intervenant lors des séminaires : « afin d’expliquer comment je tente de faire concorder le travail sur les convictions et l’engagement pratique. » A ses yeux, « l’IFP est d’abord un lieu de rencontre et de formation. C’est surtout un réseau formidable d’échange, de savoirs, de compétences qui sont toujours disponibles afin de mener à bien projets et fonctions ! ». Par exemple, « SOS Chrétiens d’Orient incite ses chefs de mission à effectuer au moins une formation à l’IFP ».

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Découvrez les portraits précédents : Octobre 2015 : “Gonzague, réinformer et entreprendre” ; Septembre 2015 : “Théophane, le souci de servir” ; Juillet/août 2015 : “Humbeline, vent debout pour la transmission de notre culture” ; Juin 2015 : “Jean-Baptiste, libérer pour mieux éduquer” ; Mai 2015 : “Samuel : le courage au quotidien” ; Avril 2015 : “Pierre, au service d’une information juste” ; Mars 2015 : “René, un juriste à l’esprit libre“ ; Février 2015 : “Iseult, engagée pour la cause féminine“.   
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Gonzague : réinformer et entreprendre

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Pilier de la « réinfosphère », Gonzague est un entrepreneur politique né. Il a fondé et dirige ndf.fr et une gazette dans les Yvelines.

« Je pense que le monde se nourrit d’un peu de vérité mais de beaucoup de mensonges » : voilà pourquoi Gonzague, d’origine francilienne, s’est lancé dans la création de sites internet « réinformateurs ». Son souci ? Rapporter aux Français les fardeaux fiscaux qui pèsent sur les entrerprises, la réalité de l’immigration de masse ou encore des politiques anti-chrétiennes.

Gonzague a commencé à s’engager durant ses études à l’Université, mais le virus de la politique l’a pris très jeune : « ma prise de conscience remonte à longtemps, peut-être vers les 10 ans, âge vers lequel j’ai découvert les billets de Max Clos dans Le Figaro de mon grand-père maternel. » Ses convictions chevillées au corps : « Je suis attaché aux idées de liberté et de responsabilité qui, à mon avis, garantissent le mieux, dans le contexte qui est le nôtre, la possibilité de défendre le bien, le beau et le vrai ».

Un entrepreneur politique

Si sa première réussite fut le site Nouvelles de France, Gonzague ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Entrepreneur enraciné, il renouvelle le modèle de la presse locale : « j’ai participé il y a deux ans au lancement d’un journal gratuit dans l’Ouest parisien, persuadé que le support papier a de l’avenir au niveau local, à condition que la publication soit de qualité, gratuite et adaptée aux attentes spécifiques du public visé ».

L’Institut de Formation Politique a joué un rôle crucial dans son engagement : « en m’aidant à professionnaliser mon action » rapporte t-il. « J’y ai trouvé les moyens de développer mon engagement. J’ai appris à bâtir une organisation pérenne. L’IFP m’a donc permis de vivre de ma passion après mes études et mon mariage. »

Et il ne compte pas s’arrêter là : « j’aimerais dupliquer le journal local gratuit dans d’autres villes », lance t-il avec conviction. « Au quotidien, dès que je rencontre un problème, je ne râle plus, je me dis qu’il y a quelque chose à lancer ou créer. Bon d’accord, je râle toujours un peu… je suis Français ! »

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  IFP   Oct 29, 2015   L'auditeur du mois   Commentaires fermés sur Gonzague : réinformer et entreprendre   Lire la suite

Théophane : le souci de servir

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Avec son pantalon large, une moustache et un bouquin dans la poche, Théophane a des airs de syndicaliste révolutionnaire. Pourtant, il est le cinquième enfant d’une famille nombreuse, et un chrétien engagé de 23 ans.

Amusé par l’étonnement de ses interlocuteurs, il précise : « Je suis catholique, c’est ce qui me guide depuis toujours, du moins je l’espère. Ma foi me pousse à l’engagement dans notre société : comment rester passif devant son affaissement ? ».

D’une voix réfléchie, il poursuit : « J’aime aussi me définir comme « anarchiste conservateur », suivant le philosophe Gustave Thibon. Anarchiste, car je n’aime pas l’esprit de système, les modes. Conservateur, car je suis attaché à la tradition éternelle. »

Chef scout, militant sur les campus et lors de l’opposition à la dénaturation du mariage, Théophane s’est forgé des convictions fortes : « Je suis intimement persuadé que le combat que nous avons à mener est avant tout d’ordre culturel. Face aux idéologies destructrices de mai 68 et des Lumières, égalitaristes et progressistes, nous devons offrir une vision plus saine de l’homme et du monde.»

« Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu »

« Les grands mouvements, je crois, commencent par une prise de conscience personnelle, explique t-il. En 2013, j’ai réalisé que nous avions délaissé des pans entiers de la vie politique, au sens large : le jeu institutionnel en lui-même, mais aussi les écoles, les universités, les médias, etc. » Ainsi comprend t-il qu’il se devait d’agir : « si moi-même, ayant conscience de ces enjeux, je ne m’engageais pas, qui le ferait ? « Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu », disait Hélie de Saint Marc. »

Désireux d’en faire davantage, il vadrouille alors « dans différents mouvements,  avant de [se] rapprocher de la Fondation de Service Politique. J’y ai trouvé ce qui m’intéressait vraiment : une structure au service de principes clairs, qui agit sur les idées, indépendamment de tout parti. » Une fois son master de science politique en poche, il y devient chargé de communication.

Théophane gagne rapidement en expérience : « J’y ai appris à écrire des articles, à réaliser des vidéos, et j’en gère aujourd’hui le réseau, l’organisation des évènements, ainsi que certains aspects de la communication ».

Un chroniqueur prometteur

Il y a moins d’un an, il s’inscrit à son premier séminaire de l’Institut de Formation Politique. Depuis, il a multiplié les formations, jusqu’au troisième niveau. Il y trouve un réseau, et de nouvelles synergies : « L’IFP m’a montré qu’il était possible d’unir des personnes de bords apparemment éloignés, sur des idées communes : la liberté, le patriotisme, etc. »

Plus encore, « j’ai surtout appris beaucoup en matière d’expression : j’étais avant l’IFP très mal à l’aise en public. Aujourd’hui, grâce aux séminaires de l’Institut, je sais m’exprimer, même si bien sûr il me reste beaucoup de progrès à faire ! C’est notamment grâce à cela que je suis devenu chroniqueur à Radio Notre Dame, dans l’émission La question du jour ».

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  IFP Admin   Sep 25, 2015   L'auditeur du mois   Commentaires fermés sur Théophane : le souci de servir   Lire la suite

Humbeline, vent debout pour la transmission de notre culture

  6 « Jeune et contre » a été lancé par un groupe d’auditeurs de l’IFP afin de contrer la réforme du collège. Rencontre avec Humbeline, l’un des fondateurs. 

Née à Dijon en Bourgogne, Humbeline entre à Sciences Po’ à 18 ans. Elle se passionne rapidement pour l’histoire des pays d’Europe Centrale et Orientale, et part étudier à Prague. Cette expérience à l’Est forge ses convictions politiques : « j’ai été très marquée par l’étude des idéologies totalitaires. C’est ce qui a fondé mon attachement viscéral à la liberté, et un grand scepticisme face aux idéologies visant à construire un homme nouveau, déconnecté de son histoire et de son passé ».

Le souci de l’histoire et de la transmission

Ainsi accorde-t-elle «  une grande importance à notre histoire, dans sa totalité, en ce qu’elle est à mes yeux indétachable de notre identité. » Consciente des défis qui se posent aujourd’hui, Humbeline estime faire « partie d’une génération qui, confrontée à une mondialisation croissante, a besoin de savoir d’où elle vient, de s’unir autour d’une identité commune, d’un idéal partagé ». Aussi a t-elle rapidement perçu l’importance cruciale de l’éducation : « Le redressement de notre pays dépend, à mes yeux, de notre capacité à transmettre, dans le cadre de l’école, notre patrimoine commun. L’éducation est un enjeu collectif. »

L’engagement : une prise de risque

Désireuse d’en faire davantage, elle trouve à l’Institut de Formation Politique « un réseau de jeunes partageant mes convictions et un soutien pour le lancement de projets ». Les séminaires de niveau I, puis de niveau II lui permettent de comprendre « qu’il était possible d’entreprendre par soi-même des actions, que d’autres le faisaient et pouvaient m’aider ».

Elle y apprend à structurer ses projets. « Je n’osais pas me lancer, et je ne me sentais pas très légitime pour le faire ». Mais « l’IFP m’a réellement donné envie d’essayer, sans attendre une expérience et un niveau d’expertise qui pouvaient ne jamais venir ».

Elle prend courage et conscience de ses forces : « J’y ai compris que l”engagement, quelque soit sa forme, était toujours une prise de risque. Se réfugier derrière le manque d’expérience n’est bien souvent qu’un alibi pour se convaincre de rester en dehors des débats de la cité ».

Contrer l’idéologie de la rue de Grenelle

Ainsi, quand Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, lance sa réforme du collège, Humbeline lance « jeune et contre » avec plusieurs amis auditeurs de l’IFP. « Nous étions révoltés tant sur le fond de cette réforme que sur la méthode employée par le ministre de l’éducation nationale pour faire taire la contestation. »

Déterminée, Humbeline explique : « [cette réforme]est une véritable injustice faite aux collégiens. Elle consiste à les priver des mécanismes leur permettant de réussir. Dilution des enseignements fondamentaux, suppression du latin et du grec – oui, suppression, puisque seuls les collèges ayant un budget suffisant pourront désormais s’offrir ces classes – qui sont pourtant au cœur de notre culture, destruction des classes européennes et bilingues ».

« Cette confiscation d’une partie de notre culture est irresponsable et suicidaire, » poursuit-elle. Malheureusement, « mes amis et moi avons cherché à rejoindre un groupe, une association issue de la société civile qui défende ce point de vue ; or, seuls des intellectuels, des politiques, des syndicats d’enseignants et des parents d’élèves prenaient la parole à ce sujet, cantonnant le débat à un échange entre spécialistes de la question éducatives. Notre ambition était de montrer, au contraire, que les enjeux d’éducation concernent l’ensemble de la société ».

Ainsi créent-ils le collectif, « Jeune et Contre », afin de mobiliser et rassembler le plus de personnes issues de la société civile contre ce décret de réforme. Rapidement, ils publient une tribune puis une lettre ouverte « qui beaucoup circulé sur les réseaux sociaux (plus de 1500 partages) et a réuni, en l’espace de quelques jours, plus de 1300 personnes sur Facebook ». La presse quotidienne régionale s’intéresse rapidement à eux et l’opinion publique commence à les suivre : « Nous ne nous attendions pas à recevoir autant de retour de professeurs désemparés, de jeunes révoltés ou de parents d’élèves ne sachant plus comment se faire entendre ».

Fédérer l’opposition à la réforme

Humbeline et ses amis se veulent ambitieux : « Nous sommes donc actuellement en train de nous organiser nationalement et constituer un réseau de jeunes opposés à la réforme ». Ils mettent sur pied un véritable plan de bataille : « à court terme, nous voulons donc étendre la contestation, d’un point de vue géographique et politique. Il s’agit d’ancrer notre opposition au sein des régions, pour que le débat ne reste pas cantonné à un petit cercle d’experts parisiens. Il est ensuite question de fédérer l’ensemble des acteurs qui ont manifesté leur opposition à la réforme, et de mobiliser en premier lieu les jeunes. » Plus encore, « Nous avons également rejoint le recours porté devant le Conseil d’Etat, et qui vise à annuler le décret pris par la Ministre de l’Education ».

Mais cette bataille ne sera pas la dernière pour Humbeline. Elle a déjà prévu le prochain bras de fer : « la loi de refondation de l’école prévoit également une réforme du lycée en 2016. Pas question de se laisser prendre de vitesse cette fois-ci, nous serons prêts à défendre notre vision de l’enseignement ! »

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Jean-Baptiste : libérer pour mieux éduquer

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Jean-Baptiste est diplômé en droit et en management. Pourtant, il est sorti des sentiers battus, choisissant de s’engager pour la liberté scolaire.

Originaire du Lot, Jean-Baptiste décroche un master de Droit public et un autre de Sup’ de Co’ Reims. Après deux ans en apprentissage dans une multinationale, il décide en 2012 de s’installer au Caire. Il voulait alors apprendre l’Arabe, s’essayer au journalisme et, surtout, comprendre les bouleversements géopolitiques en cours dans cette région. « Je voulais également aller à la rencontre de la communauté copte persécutée. J’avais été bouleversé par le massacre de Maspero du 9 octobre 2011 ». Ce jour là, le nouveau régime égyptien réprime une manifestation copte. Près de trente chrétiens sont tués, certains écrasés par les blindés, et plus de 300 sont blessés.

De la défense du mariage à la liberté scolaire

Mais la politique nationale va rattraper Jean-Baptiste : « revenant d’Egypte en septembre 2012, je me suis investi dans la mobilisation des musulmans d’Ile-de-France pour la manif’ contre la dénaturation du mariage du 13 janvier. » Son constat est alors mitigé : « A l’époque je croyais qu’il suffirait de donner de notre mouvement une image festive et médiatiquement correcte pour l’emporter. Pourtant, le faible écho dans les couches populaires de nos préoccupations sociétales m’a fait prendre conscience de l’importance du combat métapolitique. ». Ainsi en déduit-il un enseignement : « je suis convaincu qu’il nous faut d’abord gagner la bataille culturelle : la victoire politique n’est possible que si l’on a déjà triomphé dans les médias, les arts et l’éducation ».

Fort de son expérience, et désireux d’en faire davantage, il entre en contact avec la Fondation Espérance banlieues. « Très préoccupé par le défi identitaire que l’immigration de masse pose à notre société, mon engagement dans cette structure était d’abord mû par l’ambition assimilatrice des écoles Espérance banlieues ». Mais, rapidement, il va en apprendre davantage : « je me suis familiarisé avec les enjeux éducatifs. J’ai pris conscience de l’état catastrophique du système scolaire français et de l’importance de la question éducative en vue du redressement de notre pays ».

Le refus du « nivellement par le bas »

Pour Jean-Baptiste, il y a urgence : « Nous vivons aujourd’hui une profonde crise de la transmission. A l’échelle nationale, ce sont maintenant deux générations qui ont été privées sciemment des richesses de la culture française par les idéologues du nivellement par le bas qui ont pris le pouvoir dans l’Éducation nationale. »

A ses yeux, la liberté scolaire, qui permet le développement d’écoles hors contrat, c’est-à-dire distinctes des établissements publics et privés sous contrat, est « la seule solution à même d’impulser une réelle réforme de notre institution scolaire ».

Bien sûr, Jean-Baptiste se révèle d’un grand réalisme. Refusant le politiquement correct, il poursuit son analyse : « la pression migratoire et les bouleversements identitaires qui l’accompagnent s’intensifient, le gouvernement s’acharne à porter le coup de grâce aux dernières digues civilisationnelle et culturelle, comme le mariage ou l’école, qui maintenaient l’équilibre de notre société. » D’une voix calme, il se veut cependant volontariste : « Tant qu’il demeurera en France un Français aimant son pays et sa culture, nous pourrons espérer. Mais il nous faut avoir en tête que le combat sera long et cesser de nous bercer de l’illusion que la France est éternelle. Elle ne le sera que si nous faisons le nécessaire pour que son génie perdure. »

Venir en aide aux zones rurales

Ainsi voudrait-il contribuer au développement d’un projet de la Fondation pour l’Ecole : la création d’un organisme dédié au développement d’écoles spécialisées dans les défis éducatifs des zones rurales. En effet, explique t-il : « suicide des jeunes, désertification scolaire, auto-dévalorisation vis-à-vis des habitants des métropoles, perte de repères culturels et identitaires, chômage de masse et précarité : ces territoires sont, comme le montre Christophe Guilluy dans son ouvrage La France périphérique, les grands perdants de la mondialisation ». Pourtant, « bien qu’ils représentent 60% de la population, ils ont complètement disparu des écrans radars politiques et médiatiques focalisés sur les grandes métropoles et les quartiers qui les entourent ». Jean-Baptiste perçoit cela comme une profonde injustice : « les enfants des zones périphériques sont aussi le peuple de France, à eux aussi, il nous faut transmettre la culture française ».

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SAMUEL : le courage au quotidien

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Aujourd’hui chargé des actions Internet et de terrain de Contribuables Associés, Samuel est un militant aguerri et omniprésent : ancien responsable national du mouvement étudiant UNI, il était aussi l’un des jeunes les plus engagés contre la dénaturation du mariage sur la Toile et dans la rue.

Samuel est né dans le Sud de la France et en parle avec affection : « j’aime mes racines nîmoises. Je ne peux m’empêcher de retrouver ma région régulièrement ». Élevé dans une famille de cinq enfants pour laquelle le travail scolaire comptait énormément, il obtient le bac – avec mention très bien – et entre en prépa littéraire. Malheureusement, il constate rapidement que « l’enseignement des humanités est devenu un instrument de propagande ». En effet, « en classe préparatoire littéraire, mon professeur de géographie nous enseignait la ‘perte de sens’ du monde après la chute de l’URSS ». Pour Samuel, « regretter et défendre l’Union soviétique, malgré ses millions de morts, c’en était trop ».

Un combattant politique

Exaspéré, il décide de s’engager. Depuis cette prise de conscience, Samuel a cherché à mener tous les combats, surtout ceux qu’on imagine perdus d’avance. Il pousse la porte de l’UNI, avec la volonté de lutter contre le s blocages incessants des groupuscules d’extrême gauche et contre la police de la pensée que sont les syndicats étudiants : « pour ces jeunes en quête de sensations fortes, au cerveau lavé et souvent mal dans leur peau, aimer la France c’est être raciste, intolérant et stupide. Cela me révoltait. »

Pour mieux préparer son action de terrain, Samuel s’inscrit aux séminaires de l’Institut de Formation Politique. « J’ai pu écouter et surtout discuter avec l’universitaire Guillaume Bernard, s ur les valeurs de droite. J’ai ainsi compris qu’un ‘mouvement dextrogyre’, c’est-à-dire une influence provenant de la droite de l’échiquier politique, et non plus de la gauche radicale, était la clé de la réussite. Cette discussion a peut-être duré un petit quart d’heure, mais elle a été décisive. »

Mais les idées seules ne peuvent suffire : « j’ai pu m’entraîner aux joutes verbales, pour perfectionner ma capacité à convaincre les indécis que je pouvais croiser dans les universités. ». Le réseau est aussi un atout décisif : « J’ai aussi pu y rencontrer d’autres jeunes aux convictions fortes, qui aujourd’hui figurent parmi mes meilleurs amis ».

Rapidement, il est élu étudiant à Nîmes puis à La Sorbonne, où il est le seul élu non socialo-communiste au Conseil d’administration. Il se voit ensuite nommé au bureau national de son mouvement étudiant : « j’ai appris à gérer des équipes de militants, à leur transmettre mon enthousiasme. En tout, j’ai coordonné une vingtaine d’équipes locales, c’est-à-dire plus de 100 étudiants. Je partais à l’aube, dans une voiture remplie de tracts. Il m’arrivait de parcourir 800 kilomètres pour aller les distribuer dans toute la région ».

De la défense du mariage à celle des contribuables

Samuel donne peu à peu de la voix sur Internet. Il veut utiliser les réseaux sociaux pour diffuser les idées de liberté et de responsabilité et recruter davantage de jeunes militants. Inlassablement, il réagit « aux annonces socialistes et à l’indignation ridicule de bobos donneurs de leçons ». En quelques années, il perce la chape de plomb : ses prises de position sont reprises plus d’une centaine de fois par les médias nationaux (Le Figaro, Le Monde, L’Express, RTL…).

Le 31 mai 2014, Le Figaro Magazine le cite comme l’un des « nouveaux leaders » ayant émergé avec l’opposition contre le mariage homosexuel. « Internet est une véritable chance qui s’offre à nous, face à tous ces médias qui ronronnent et nous servent quotidiennement la même soupe politiquement correcte ».

Quelques jours plus tôt, il est agressé dans le métro parisien, et reçoit sept coups de couteau. Mais Samuel survit. Il reste marqué par cette expérience de l’insécurité : « je pense à tous ces Français qui se font agresser chaque jour, voler, violer ou tuer, dans l’indifférence la plus totale. Quand les médias ne les oublient tout simplement pas, ils finissent dans la rubrique ‘faits divers’. On diminue la gravité de l’agression. Pire encore, on excuse les délinquants et criminels. »

Samuel n’est pas du genre à abandonner. Une fois rétabli, il a persévéré dans son engagement. Désormais expérimenté, il revient souvent à l’IFP, mais cette fois comme formateur. Il explique aux nouveaux auditeurs les exigences d’une action efficace sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, il prend aussi la parole sur Radio Notre-Dame tous les jeudis matin.

Après avoir rencontré les dirigeants de Contribuables Associés à l’IFP, il commence à y travailler l’été dernier. Depuis le 26 avril, le voici parti pour un « Tour de France des contribuables en 80 jours » : il était la semaine dernière dans l’Est de la France, il sera bientôt en Provence. Jusqu’au 14 juillet, il ira à la rencontre des Français pour les sensibiliser et les mobiliser sur la réduction des dépenses publiques et des impôts !

 

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PIERRE, au service d’une information juste

4 Il n’y a pas si longtemps, Pierre était étudiant à Sciences Po’. Il ambitionnait alors de devenir haut fonctionnaire et menait des stages en ambassades. Pourtant, ayant pris le goût de l’écriture et de l’engagement, il n’a désormais de cesse de rédiger des articles et des chroniques incisives. A peine âgé de 23 ans, il commence à apparaître sur les plateaux télévisés, au milieu d’experts qui ont deux fois son âge. Plutôt que de s’astreindre au devoir de réserve, il a choisi la voie du journalisme engagé.

L’aîné d’une famille de dix enfants, Pierre intègre en 2009 le prestigieux établissement de la rue Saint Guillaume. « Sciences Po est souvent brocardé pour ses pesanteurs idéologiques, boboïsantes et relativistes » observe t-il. Pourtant, passer par là fut pour lui une leçon de vie : « cet environnement donne le pouls des élites. Je me suis construit au fil des échanges et des confrontations que j’ai pu y vivre.»

Curieux et soucieux de pousser plus avant sa formation, Pierre s’inscrit en 2011 au séminaire de niveau 1 de l’Institut de Formation Politique. Il y trouve un réseau : « l’IFP permet de mettre en relation des gens qui peuvent travailler en  commun, et de leur assurer une formation intellectuelle et militante de grande qualité. » Car pour lui, il n’y a guère de doute : « la formation intellectuelle est primordiale: s’il n’y a pas de fond, on reste prisonnier d’une posture. Mais le critère ultime pour fonder ses convictions est l’engagement, la confrontation à l’autre, au terrain. Cela enracine, et déjoue l’idéologie.»

Ce refus de l’idéologie lui a peut-être permis de tenir bon. Car l’année 2012-2013 fut pour lui le test du courage : alors président de l’aumônerie catholique de Sciences Po’, il prête aussi main forte au pôle élus de La Manif Pour Tous, et se retrouve au cœur de la tornade. L’atmosphère dans l’IEP devient délétère : « nous étions contraints de lutter pied à pied, avec pour seules armes l’argumentation et l’exemple. Ce fut éprouvant mais extraordinairement formateur », raconte t-il.

Quand on lui demandait son appartenance politique, Pierre répondait alors par une boutade : « celle que donne Henri Frenay d’une certaine droite française, ‘traditionaliste, pauvre, patriote et paternaliste’ », avant de préciser « je m’y retrouve encore assez bien, même si j’ai le sentiment que le clivage droite-gauche est aujourd’hui remplacé par de nouvelles confrontations, sur l’individualisme, la souveraineté, la géopolitique, les questions sociétales ».

Le désir de combattre ne l’a pas quitté. Son diplôme de Master bientôt en poche, il ressentit l’envie de prendre davantage la parole : « mon penchant pour l’engagement a pris le dessus », dit-il. Le journalisme lui semblait être « une voie pour dénoncer, avertir et proposer. Plus libre que la politique partisane, mais plus difficile aussi ».

Il travaille pour La Vie et au Figaro Magazine, et publie régulièrement pour Causeur, les Cahiers Libres et sur son propre blog, Jovabien. Ainsi écrit-il pour dénoncer les incohérences du gouvernement face à l’Etat islamique ou les dangers de la marchandisation du corps. A ses yeux, « le journalisme est un des principaux fronts du combat culturel ». En effet, « il comporte un enjeu primordial de lutte pour la vérité, et l’information juste, ajustée.» Pierre garde les pieds sur terre et la tête froide. Face au flux d’informations, il veut « prendre de la hauteur, et se former ». En fin de compte, regrette t-il, « le journalisme est aussi un lieu de mondanité et de narcissisme, qui nécessite beaucoup d’humilité et de simplicité, comme antidotes ». Mais « je me prêche cela à moi-même », conclut-il avec humour.

jovaDécouvrez les précédents portraits des auditeurs du mois :

Mars 2015 : “René, un juriste à l’esprit libre

Février 2015 : “Iseult, engagée pour la cause féminine

  IFP   Avr 09, 2015   L'auditeur du mois   Commentaires fermés sur PIERRE, au service d’une information juste   Lire la suite

RENE, un juriste à l’esprit libre

Étudiant en droit âgé de 25 ans, René est déjà un militant expérimenté. Ancien Vice-Président Étudiant de l’Université Panthéon-Assas, il vient de lancer le Cercle Droit et Liberté, une association de juristes engagés.

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« Mes parents ont quitté le Liban en pleine guerre civile. Je suis né en France et j’ai senti très tôt qu’il était de mon devoir de m’engager afin de lui éviter la ruine économique et le chaos

René entre à l’Université Panthéon-Assas en 2008 : « j’ai intégré le mouvement étudiant UNI dès la première année. J’avais une furieuse envie de me battre pour les principes de liberté et de responsabilité.» Rapidement, il commence à diriger la diffusion d’un journal tiré à 8.000 exemplaires, et prévoit les campagnes de tractage et d’affichage.

Il agit sans répit : « pendant les élections, j’ai géré une équipe de près de quarante étudiants. C’était une expérience humaine formidable ! » En mars 2012, il parvient à accomplir un véritable exploit : après une campagne difficile contre les syndicats de gauche, il est élu Vice-Président étudiant de la prestigieuse Université Panthéon-Assas.« Nous n’étions que deux à être ouvertement ‘de droite’ dans toute la France ! »

« Je dois beaucoup à l’Institut de Formation Politique.» En effet, « j’y ai approfondi le sens de mon engagement : l’idée que ‘ne pas faire de politique, c’est faire la politique de ceux qui nous imposent la leur’ est devenue essentielle à mes yeux

Aussi pense t-il que « développer ses convictions permet de gagner en cohérence et en indépendance d’esprit, pour ne pas être soumis à une coterie quelconque.» Par exemple, « Eric Zemmour est venu s’adresser aux auditeurs de l’IFP à l’occasion de son ouvrage Le suicide français.»

Au printemps 2014, René fut candidat aux élections municipales, sur la liste dissidente « Paris libéré ». « Nous avons obtenu près de 10% dans mon arrondissement, c’était encourageant.» Mais celui-ci voulait surtout agir pour ses opinions : « on peut difficilement promouvoir de nouvelles idées lors d’une campagne électorale,» explique t-il.

Ainsi a-t-il lancé le Cercle Droit et Liberté à l’automne 2014 avec Frédéric et Thibault, deux jeunes avocats qu’il avait rencontrés à l’IFP. Cette association de juristes a l’ambition de promouvoir la liberté d’expression et l’esprit critique dans des facultés apathiques et sclérosées par le politiquement correct : « les étudiants en droit sont particulièrement conformistes, nous voulons les secouer, en leur proposant d’échanger et d’agir autour de problématiques juridiques impensées.»

Le 3 mars, René et ses amis organisaient un débat sur le sujet délicat de la légitime défense. Sans surprise, ils ont été confrontés à la difficulté de poser les questions qui fâchent. « L’administration d’une université parisienne a annulé notre conférence car Thibault de Montbrial, l’un des conférenciers, était accompagné d’un garde du corps en raison de ses prises de position contre le djihadisme. Nous avons dû trouver une solution en urgence, et grâce au réseau de l’IFP nous avons finalement réussi à obtenir une salle à l’Assemblée Nationale. Un beau pied de nez à l’Université ! »

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Thibault de Montbrial avec René et Thibault, co-fondateurs du Cercle Droit et Liberté.

  IFP   Mar 03, 2015   L'auditeur du mois   Commentaires fermés sur RENE, un juriste à l’esprit libre   Lire la suite

ISEULT, engagée pour la cause féminine

Agée de 23 ans, Iseult est auditrice de l’Institut de Formation Politique depuis novembre 2012. Etudiante en école de management, elle a lancé récemment l’antenne lyonnaise des Antigones afin de promouvoir la complémentarité homme-femme.

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« Avant l’IFP, je n’étais pas suffisamment sûre de moi pour m’engager mais, grâce aux séminaires d’approfondissement, aux lundis de l’IFP, à la rencontre d’autres auditeurs, j’étais fin prête. »

Iseult s’était mobilisée comme des milliers d’autres contre la dénaturation du mariage. Après deux séminaires de l’IFP, elle a rejoint les Antigones en septembre 2013.

Ce groupe de jeunes femmes se veut au cœur de la bataille culturelle et Iseult se sent à sa place : « nous contribuons à promouvoir la complémentarité homme-femme, et le rôle crucial de celle-ci dans la transmission de la civilisation

Les Antigones s’opposent « au féminisme Marxiste, poursuit Iseult. A l’inverse d’Elisabeth Badinter, nous ne pensons pas que la femme soit victime depuis toujours de la domination masculine ou que la maternité soit uneservitude volontaire’ dont il faudrait la libérer ! ».

« Nous dénonçons entre autres la marchandisation du corps de la femme et promouvons une autre image de celle-ci, faite de sérénité et d’engagement. »

Tout le contraire des Femens, « ces hystériques de la guerre des sexes, qui envahissent des lieux de culte nues

L’engagement d’Iseult ne s’est pas fait à la légère : « On nous enseigne à l’IFP qu’il nous faut penser pour mieux agir et agir pour mieux penser ». Surtout, « la note sur la théorie du genre ou le lundi de l’IFP avec le philosophe Alain de Benoist autour de son ouvrage Les Démons du bien m’ont aidé à mieux fonder mon action.»

Aussi, « les exercices pratiques, comme les passages devant une caméra et un journaliste professionnel sont décisifs. Ils nous aident à renforcer notre confiance en nous-mêmes et nous encouragent à prendre la parole

En septembre 2014, Iseult entre en école de commerce à Lyon. Désireuse d’en faire davantage pour ses convictions, elle décide d’y lancer une antenne des Antigones, après celles de Paris et Marseille. Le 13 janvier dernier, elle a organisé la première rencontre des Antigones, sur le thème « Féminité ou féminisme ? » Près de quarante jeunes femmes étaient présentes pour discuter avec Iseul Turan, qui avait infiltré les FEMEN au printemps 2013.

Un joli succès pour notre auditrice : « malgré l’omniprésence médiatique et politique des féministes progressistes, les femmes restent sceptiques, désireuses d’une alternative ! »

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Pour en savoir davantage sur les Antigones : www.antigones.fr.

  IFP   Fév 18, 2015   L'auditeur du mois   Commentaires fermés sur ISEULT, engagée pour la cause féminine   Lire la suite